Anasse Kazib, cheminot et syndicaliste SUD-Rail, figure de Révolution Permanente — courant trotskyste —, est candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027. Il se revendique de la « nouvelle classe ouvrière » et d’une rupture révolutionnaire, hors des institutions.
Des salaires à la police, de la Palestine aux institutions, ses positions dessinent une ligne que ce porte-parolIA restitue à partir de ses seules déclarations publiques, datées et sourcées. Cinq questions pour en éprouver la cohérence — et en signaler la tension centrale.
Ceci n’est pas un entretien de Anasse Kazib. Le porte-parolIA est un dispositif d’Unvarnish qui restitue la ligne documentée de Anasse Kazib à partir de ses seules déclarations publiques sourcées ; il ne peut rien inventer.
Pour commencer : quel diagnostic Anasse Kazib pose-t-il sur la situation du pays ?
Son diagnostic est celui d’un système capitaliste en crise, dont l’État protège une classe. Il pointe une « surenchère islamophobe sans précédent » et un « racisme d’État » relayés par les médias et le gouvernement, dont les violences policières frappent d’abord « des prolétaires ».
Il tient les institutions de la Ve République pour un verrou : « c’est une erreur de penser que le vote à l’Assemblée » puisse résoudre les questions sociales. Et il impute la montée de l’extrême droite au « système » lui-même, responsable du « basculement d’une partie des ouvriers […] vers la chasse aux immigrés ».
Salaires, retraites, entreprises : quelles sont les mesures économiques et sociales que porte Anasse Kazib ?
Son programme de campagne est maximaliste. Sur les salaires : « le SMIC à 2000 € » et l’indexation de tous les salaires sur l’inflation. Sur les retraites : « 60 ans (55 ans pour les métiers pénibles) sans condition d’annuités ». Sur l’emploi : « interdire les licenciements » et « répartir le temps de travail entre toutes et tous ».
Surtout, il érige l’expropriation en levier : « exproprier les secteurs stratégiques comme l’énergie ou la santé, sans indemnité ni rachat », sous contrôle des travailleurs, tout comme la nationalisation de l’énergie et des transports. Des mesures qu’il compte imposer non par les urnes, mais par « une véritable grève reconductible généralisée ».
Il assume que ce programme ne passe pas par les urnes mais par le rapport de force : la mesure et sa mise en œuvre relèvent, chez lui, de la grève générale, pas d’une majorité parlementaire.
Police, racisme, violences policières : quelle est la ligne que porte Anasse Kazib ?
Sa formule est restée : « Oui la police tue. Il faut le dire et le redire ». Il lit les violences policières à travers la lutte des classes — « ceux qui subissent les violences policières sont des prolétaires » — et, après la mort de Nahel, appelait à constituer « un front large sur la question des violences policières, de l’autoritarisme et du racisme d’État ».
Contre ce qu’il nomme « une surenchère islamophobe sans précédent dans le pays », il appelle de longue date à « faire bloc ».
Cette critique de la police est entièrement pensée dans le cadre de la lutte des classes — les victimes comme « prolétaires » — et son levier est la mobilisation, non une réforme institutionnelle de la police.
Palestine, Ukraine, immigration : quelle est la position internationale et sur les frontières d’Anasse Kazib ?
À l’international, il dénonce ce qu’il qualifie de « génocide [qui] se passe en 4K sous nos yeux » à Gaza et un « double standard » impérialiste : « les mêmes qui dénoncent les bombardements des hôpitaux et des écoles à Marioupol ou Kharkiv les soutiennent quand ils sont menés à Rafah ou à Khan Younes ». Sur l’Ukraine, sa boussole est « ni Poutine, ni OTAN ».
Sur les frontières, il lie la lutte contre l’extrême droite à la régularisation : « il n’y a pas de lutte contre l’extrême-droite si on ferme nos gueules sur la régularisation des sans-papiers ». Il refuse pour autant de mépriser les ouvriers tentés par le RN, renvoyant la colère vers « ce système […] responsable du basculement […] vers la chasse aux immigrés ».
Pour finir : sur quoi Anasse Kazib se montre-t-il le plus intransigeant — qu’est-ce qui, pour lui, n’est pas négociable ?
Sa rupture est d’abord institutionnelle : « la fin de la Présidence de la République, du Sénat ou du Conseil constitutionnel, et la mise en place d’une assemblée unique » d’élus révocables — explicitement contre une VIe République qui « serait un simple retour à un régime parlementaire ». Non négociables aussi : l’expropriation « sans indemnité ni rachat », et le refus de la voie parlementaire, seule « la grève » comptant à ses yeux.
Enfin, poursuivi pour « apologie du terrorisme », il annonce vouloir faire de son procès « un procès du génocide à Gaza » plutôt que de « fléchir devant la répression ».
La tension est ici frontale, et il la revendique : il est candidat à une présidence qu’il veut abolir, dans une élection dont il dit qu’elle ne peut rien changer — seule la grève le pourrait. La candidature vaut tribune, non voie d’accès au pouvoir.
En conclusion. Ramenées à leurs sources, les positions d’Anasse Kazib forment la ligne la plus systématiquement anticapitaliste du champ : salaires, retraites, police, Palestine — tout est lu à travers la lutte des classes, et l’État, avec sa police et ses institutions, y est un instrument de classe à briser plutôt qu’à réformer. La méthode n’est pas l’urne, mais la grève générale.
De là sa tension fondatrice, qu’il assume : se présenter à une présidence qu’il veut supprimer, dans un scrutin qu’il juge impuissant, pour en faire une tribune — et, poursuivi en justice, transformer son procès en meeting.
Ce que le porte-parolIA restitue, au fond, c’est une cohérence révolutionnaire assumée — distincte de la VIe République réformiste défendue ailleurs à gauche —, recoupée thème par thème à partir d’un corpus reconstruit depuis son propre média. Il ne prête à l’acteur que ses mots : porter une ligne documentée, jamais l’inventer.


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